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Cycle : CINEMUSEE (Liège)

Cinémusée vous accueille au sein de l’auditorium du Grand Curtius, mué pour l’occasion en salle de cinéma, tous les 3e mercredis du mois.
Vous pouvez choisir la séance de 12h30 (formule lunch) ou celle de 18h00.
Les artistes et courants artistiques seront explicités à travers des œuvres cinématographiques, destinées aux étudiants, aux passionnés et à tout un chacun.

Saison 2016-2017 ? « ZONE OCCUPEE » : La programmation mettra en lumière les espaces physiques occupés par les artistes, murs dans la ville, vallée américaine, scènes de théâtre, désert ou quartier entier. Prenant place dans le territoire avec ou sans autorisation les artistes transforment, du même coup, les fonctions de l’espace où ils déploient leur imaginaire.

Sur l’agenda 23 août 2017


  • Les authentiques fausses têtes de Modigliani
    Un film de Giovanni Donfrancesco (2010 - 54’)

    Été 1984, Livourne, Italie. Vera Burdé, conservatrice du musée de la ville, décide de draguer le fond du canal. Elle espère découvrir des têtes sculptées que Modigliani, soixante-quinze ans plus tôt, aurait jeté, raconte la légende, vexé par les remarques désobligeantes de ses amis. Les pelleteuses sont installées et les Livournais, mi-fascinés, mi-goguenards, observent les ouvriers à l’œuvre. Les recherches infructueuses se prolongent. Trois étudiants décident alors de façonner leur propre tête, avant de la jeter, la nuit tombée, dans le canal. Dès le lendemain, une œuvre émerge des eaux, immédiatement saluée par les critiques et les historiens de l’art comme une découverte exceptionnelle. Mais une deuxième tête, puis une troisième, sont repêchées. La ville et le monde de l’art entrent en ébullition…

    Grand Curtius
    Féronstrée 86-88
    4000 Liège


  • Rik Wouters, le testament amoureux de Nel
    Un film d’André Dartevelle (2010 - 58’)

    Le cinéaste André Dartevelle a choisi de concevoir son film comme une recréation poétique de la vie brève et intense du peintre et sculpteur Rik Wouters. En effet, l’artiste belge, après une expérience traumatique de la guerre et une affreuse maladie qui lui ravagea le visage, décède d’un cancer en 1916. Il est âgé de 34 ans, l’âge de la maturité artistique. Nel, son modèle unique, sa femme, son amour, nous parle par la voix off d’une comédienne (Valérie Lemaître), qui déroule le récit imaginé par le cinéaste. La musique originale de Stéphane Dunkelman accompagne superbement les images et les mots de Nel. Le film se fait ainsi le témoin de l’union de cet homme et de cette femme, d’un amour réciproque sublimé par les réalisations artistiques flamboyantes.
    Les dessins, peintures, sculptures, photos, mais surtout les centaines de lettres de Nel (écrites à un correspondant entre 1960 et 1966, entre 74 et 80 ans), donnent autant vie au couple qu’à leur lien indéfectible. Un film poignant, un voyage initiatique en forme de roman d’amour.

    Grand Curtius
    Féronstrée 86-88
    4000 Liège


  • L’art silencieux
    Un film de Marcel Hartawan (2012 – 57’)

    L’un cherche dans sa tête l’inspiration pour peindre. L’autre voit l’art dans les gens pauvres. Un autre a créé ses meilleures toiles après avoir connu la prison. Trois hommes, chacun différent de l’autre et fortement doué, nous font découvrir leur monde particulier à travers leurs peintures de la société indonésienne, soulignant les talents artistiques étonnants de ce pays. Ce documentaire peint un tableau de l’Indonésie qui nous emporte loin des tremblements de terre, des tsunamis ou des inondations. Un art créé par l’homme ordinaire pour des gens ordinaires.

    Grand Curtius
    Féronstrée 86-88
    4000 Liège


  • Dans le cadre de L’Afrique et les guérisseurs du 9/11 au 14/01/18

    Ousmane Sow
    Un film de Béatrice Soulé (1996 - 26’)

    D’abord, il y a le matériau qu’il emploie fait de terre, de pigment, de lambeaux de tissu, amalgame mystérieux et jamais vraiment codifié qu’il a lentement et longuement élaboré. Ensuite, les sujets qu’il traite assumés par de grandes statues qui montrent la vie quotidienne en Afrique ainsi que l’histoire et les souffrances de ce continent représentées dans des sortes de tableaux vivants. Ces groupes monumentaux, ces personnages impressionnants sont mis en scène pour témoigner des gestes ancestraux, transmettre la mémoire de l’Afrique.

    Mavambu !
    Un film de Rosine Mbakam, Mirko Popovitch (2011 - 26’)

    Qu’est-il pour ceux qui l’entourent dans son pays ? « Un grand artiste, magicien, sorcier, fou » ? Un « ermite »... pour lui-même, en tous cas. Face caméra, sur fond noir, en plan rapproché, Tsimba se livre et se raconte, tranquillement, chronologiquement, dévidant peu à peu les fils qui ont tissé son œuvre. Sa voix glisse en off sur Kinshasa aujourd’hui, saisissant Tsimba dans ses rues palpitantes, son quotidien, sa famille, son travail, ses gestes d’artiste. Ce procédé très simple semble faire surgir les images directement du récit de Tsimba, de sa voix intime, leur donnant parfois le statut presque magique de l’invocation. Et, peu à peu, se déploie la vision poétique de Tsimba à l’origine de ces œuvres, monumentales, faites de douilles de cartouches récoltées dans son pays, de bouts d’armes de guerre, de ferrailles mortelles.

    Grand Curtius
    Féronstrée 86-88
    4000 Liège


  • Ernest Pignon-Ernest et Pasolini : Si je reviens
    Un film du Collettivo Sikozel ( 2016 - 60’)

    Ernest Pignon-Ernest est l’un des pionniers de l’art urbain international. Dessinateur hors pair, ses images collées sur les murs des villes en révèlent l’histoire et les problématiques contemporaines. En 2015, à l’occasion du 40e anniversaire de l’assassinat de Pasolini, l’artiste entreprend un voyage sur les lieux de la vie, de l’œuvre et de la mort du poète. Qu’avons-nous fait de sa mort ? A Rome, à Matera et à Naples, Ernest Pignon-Ernest interpelle les habitants et les passants en collant sur les murs une image dessinée à la pierre noire, une piéta laïque dans laquelle Pasolini, au regard sévère, porte dans les bras son propre corps sans vie. « Si je reviens » suit le parcours existentiel de cette image, de sa genèse à son insertion dans la réalité quotidienne des villes italiennes. En cela, le film interroge la permanence de la pensée de Pasolini dans l’imaginaire collectif et témoigne du déchirement qu’il suscite encore aujourd’hui, 40 ans après cette nuit du 2 novembre 1975 où il fut assassiné sur une plage à Ostie. Entre fascination et déni, l’image de Pasolini résonne dans les personnes rencontrées comme un avertissement, un rappel à la lucidité et à l’engagement dans nos sociétés.

    Grand Curtius
    Féronstrée 86-88
    4000 Liège


  • Dans le cadre de la Biennale internationale de la photographie

    Nadar, photographe
    Un film de Stan Neumann (1994 - 26’)

    Félix Tournachon, dit Nadar, a eu une vie passionnante et multiple. Journaliste, écrivain, caricaturiste, inventeur, explorateur, homme d’affaire (peu prospère), il est un personnage à la Jules Verne et résume à lui seul toute la force créatrice de la deuxième partie du XIXème siècle. Ce film, comme le précise son titre, s’attache, non à raconter sa vie effervescente, mais à analyser le travail de photographe qui l’a rendu célèbre.

    La photo surréaliste
    Un film de Stan Neumann (2013 - 26’)

    Une plongée virtuose dans le travail de Man Ray, Dora Maar, Jean Painlevé ou encore Brassaï, pour n’en citer que quelques-uns. Dans le sillage des surréalistes, le film de Stan Neumann dévoile leurs quêtes et leurs recherches artistiques à partir de leur découverte de ce nouveau medium, presque magique, qui gravait le rêve dans le réel, désincarnait la réalité, donnait à voir l’au-delà du monde.

    Grand Curtius
    Féronstrée 86-88
    4000 Liège


  • Sol LeWitt
    Un film de Chris Teerink (2012 - 72’)

    En dépit de son succès et de sa notoriété, Sol LeWitt est resté, tout au long de sa vie, un homme discret. Il refusa tous les prix, n’accepta jamais de se laisser photographier et n’accorda que de très rares interviews... Comment réaliser alors le portrait d’un artiste qui refusait de se montrer ? En laissant son œuvre parler pour lui, car c’est avant tout l’œuvre qui prime chez LeWitt, rien d’autre. De même, l’artiste évacue tout contenu subjectif pour ne retenir que le concept, réduisant ainsi son art au strict minimum. Pour progresser, il faut revenir à l’essence, estimait-il. Ses fresques murales seront exécutées par des assistants afin d’en gommer toute forme de subjectivité. À la base, elles reposent sur une idée d’une apparente simplicité, dont se dégage une beauté visuelle et intellectuelle subjuguante. Centré sur les peintures murales, le documentaire de Chris Teerink réussit à capter avec brio la grande rigueur du travail de l’une des figures emblématiques de l’art conceptuel mais aussi la sensibilité d’une recherche généreuse à l’émouvante beauté.

    Grand Curtius
    Féronstrée 86-88
    4000 Liège


  • Le cristal et la fumée
    Un film de Serge Steyer & Stéphane Manchematin (2014 - 52’)

    Dans les Vosges où il vit en retrait du monde de l’art, un artiste façonne, à son rythme, une œuvre énigmatique et singulière, à la fois contemporaine et sans âge. Au fil des saisons, entre travail concret et œuvres rêvées, entre précision du geste et économie de mots, entre promenades en forêt et brefs allers-retours à la capitale, Patrick Neu relie l’art des maîtres anciens à la création contemporaine. Il manie des matières peu familières et fragiles comme la suie sur verre, le cristal, la cire, ou encore l’encre de Chine,... Le film permet d’enter dans ce travail d’ascèse et met en scène l’artiste dans des tableaux sublimés par la caméra et également dignes des maîtres anciens.

    Grand Curtius
    Féronstrée 86-88
    4000 Liège


  • Dans le cadre de l’exposition sur la peinture italienne

    Visite à la villa Borghese : Bella di notte
    Un film de Luciano Emmer (1997 - 26’)

    Âgé de presque 80 ans, Luciano Emmer réalise son dernier film sur l’art, Bella di notte en 1997, une promenade nocturne dans les salles de la Villa Borghese, à Rome. Double privilège pour le spectateur : pénétrer dans ce temple de l’art, comme furtivement, de nuit et faire cette visite avec Emmer, se laisser guider par son œil et sa lampe torche. Immédiatement, le palais prend des allures mystérieuses, se peuple d’œuvres qui deviennent de véritables personnages. L’éclairage parcimonieux qui perce dans cette nuit permet alors à l’œil de voir « plus » encore qu’en plein jour et la visite érudite et sensuelle de notre guide qui interroge les œuvres comme si elles étaient de vieux amis nous donne, en même temps, le portrait espiègle d’un grand cinéaste.

    Nel Disegno - Les Maîtres italiens du XVe au XVIIIe siècle
    Un film de Roberto Aguerre (1979 - 26’)

    Un rapport ludique et cinématographique entre les superbes dessins des maîtres italiens du XVe au XVIIIe siècle (l’image) et la musique de la même époque genre danse, ritournelle, Carmina Burana (le son). Sans commentaire, sans nom cité, c’est un voyage d’un arbitraire de charme dans le monde du "cabinet des estampes". Mis à part les amateurs et les spécialistes, le grand public connaît mal les sanguines, dessins, eaux fortes, gravures, oubliés au profit des oeuvres dites majeures. Là, on entre dans la virtuosité des traits, le génie de l’esquisse, du croquis. On capte sa spontanéité, sa liberté, son intimité. Mais il ne faut pas demander à ce film - et c’est sa limite - de donner une approche structurée, dramaturgique ou thématique. Comme dans une chorégraphie molle cela commence et s’arrête quand le cinéaste le juge bon avec, parfois, l’invitation de voir trois gravures en même temps, mises dans des cadres différents. Une démarche originale.

    Grand Curtius
    Féronstrée 86-88
    4000 Liège


  • Les Enchanteurs
    Un film de Frédéric Laffont (2016 - 52’)

    Ici, on chante, on crée, on joue, on coud, on dessine, on assemble, on recommence, souvent...Ici, on budgétise, on fait des plans, on construit, on époussette et on accueille. Ici, on parle toutes les langues, on se comprend ou pas, on répète, on recommence, on fait la grimace, parfois. Ici, le spectacle doit avoir lieu, et pour qu’il ait lieu il faut des mains et des cerveaux, des voix, des volontés, du courage et de la passion, beaucoup de passion. C’est toute une institution qui se dessine ici, un monument, un navire qui ne se laissera pas couler, L’Opéra de la Monnaie.

    Grand Curtius
    Féronstrée 86-88
    4000 Liège