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juin 2018 | août 2018

Fenêtre sur docs

FENETRE SUR ECRAN D’ART- 18H
VENDREDI 14 NOVEMBRE

Freddy Tsimba : Mavambu !
Un film de Rosine Mbakam et Mirko Popovitch
En présence des réalisateurs

Sony Labou Tansi écrivait : « En Afrique, l’art commence partout et l’on ne sait jamais où il se termine ». Tsimba en est un exemple parfait, qui a construit son œuvre en découvrant l’art de forger dans la rue, en y glanant sa matière, mais surtout en donnant corps, à travers des restes de guerre, aux figures désormais fantomatiques que ces armes ont décimées. « C’est la rue qui m’a donné les clés de cette œuvre, je n’ai fait que ramasser ce qui s’y trouvait ». Simple et modeste comme l’artiste qu’il s’emploie à filmer, Mavambu ! réussit à saisir la portée visionnaire et poétique du regard de Tsimba.

Maison de la Francité
18, Rue Joseph II
1000 Bruxelles

Sur l’agenda 22 juillet 2018

  • Lumière - Auguste et Louis Lumière
    Un film d’André S. Labarthe (1995 – 52’)

    S’il nous est normalement impossible de comprendre la stupéfaction du spectateur de 1895 devant les photographies qui bougent, André S.Labarthe nous fait participer à une autre émotion, celle de l’invention spontanée et naïve de ce qui allait être un langage. Devant le succès de leur merveilleuse machine, les frères Lumière envoient dans le monde entier des opérateurs pour tout filmer, les fêtes officielles (Couronnement du tsar Nicolas II), les voyages (ils iront partout, passant du sphinx à une cérémonie du thé à Tokyo), les défilés militaires, les scènes maritimes, la vie quotidienne... Mais cette captation de la réalité n’excluent pas non plus les historiettes comiques, le fameux "Arroseur arrosé"... En partant de cette production, André S. Labarthe structure son film en trois chapitres autour de "l’espace", du "temps" et du "hasard". Grâce à un commentaire qui guide et éclaire le regard, il permet de comprendre les balbutiements de la mise en scène au cinéma.

    Maison de la Francité
    Rue Joseph II, 18
    1000 Bruxelles

  • L’âge de raison : le cinéma des frères Dardenne
    Un film d’Alain Marcoen & Luc Jabon (2013 - 61’)

    En partant de l’intérieur de leurs films, Alain Marcoen et Luc Jabon proposent un voyage dans une oeuvre magistrale. Grâce à une lecture personnelle de cette œuvre, allant de « La Promesse » jusqu’au « Gamin au vélo », ils nous livrent une véritable leçon de cinéma en s’appuyant sur la « famille » des comédiens et techniciens ainsi que sur d’autres intervenants plus inattendus. Comme le titre le suggère, les questions morales constituent le fil thématique du documentaire, à l’image des histoires que nous révèlent Luc et Jean-Pierre Dardenne : de la tentation du meurtre au pardon possible, des amours contrariées à l’amour inavouable, de la figure controversée du père à la résistance des femmes...

    Maison de la Francité
    Rue Joseph II, 18
    1000 Bruxelles

  • Des Cowboys et des Indiens : le cinéma de Patar et Aubier
    Un film de Fabrice du Welz (2018 – 68’)

    Un portrait intimiste du tandem Patar et Aubier et qui retrace l’histoire de leur cinéma, de « Panique au Village » jusqu’à « Ernest et Célestine » mais aussi de toute l’équipe qui gravite autour du duo... Un film bourré de bière et de bienveillance, avec du gros son et de l’amitié, une tendresse toute sincère et une coiffure banane. Des héros dada, punks, féroces, sincères... Et le récit d’un groupe, aux aventures aussi dingues que celles de leurs personnages et aux esprits aussi louches que leurs répliques... Car l’ensemble de cette tribu a un part de responsabilité dans les films de Patar et Aubier : ils sont un peu tous, quelque part, des Cowboys et des Indiers.

    Maison de la Francité
    Rue Joseph II, 18
    1000 Bruxelles

  • Tenir la distance
    Un film de Katharina Wartena (2017 - 69’)

    C’est avec Yann Dedet, grand monteur français connu pour son travail avec Truffaut et Pialat, que le Belge Joachim Lafosse a choisi de monter son cinquième film, L’Économie du couple. Monteuse depuis 1995, Katarina Warthena donne à voir le cœur de ce processus, traversé par les intuitions d’un monteur très expérimenté et d’un auteur plus jeune mais dont le scénario, on le comprend, est nourri d’une expérience intime. Rares sont les documentaires qui donnent à voir d’aussi près la fabrique du film, au gré des choix parmi les prises mais aussi de déplacements drastiques dans l’arc narratif général. Le film montre que l’interaction tantôt fluide tantôt tendue entre les deux collaborateurs relève elle aussi d’une « économie du couple », dont l’intimité va être exposée lors de l’étape décisive de la première projection devant les producteurs.

    Maison de la Francité
    Rue Joseph II, 18
    1000 Bruxelles

  • D’un monde à l’autre, Gaël Turinne photographe
    Un film de Dominique Henry et Vincent Detours (2005 - 53’)

    Partout dans le monde des femmes, des hommes et des enfants se battent contre la fatalité de la pauvreté. Gaël Turine photographie leur quotidien. Nous découvrons, en l’accompagnant dans son travail, comment des instants de vie sont capturés pour devenir information et oeuvres d’art. La caméra placée tour à tour entre le photographe et ses sujets, puis ses clients, met en perspective la nécessité et les limites du témoignage médiatique. Avec les gens qu’il rencontre et qui vont devenir les sujets de ses photographies, Gaël Turine cherche à chaque fois sa place.

    Maison de la Francité
    Rue Joseph II, 18
    1000 Bruxelles

  • Chants de simplification
    Un film de Renaud de Putter (2002 - 42’)

    Le personnage apparaît en un être de sexe ambigu. Il chante une chanson disant l’ambivalence de son désir. Débute alors une lente métamorphose le menant, à travers une errance nocturne, plus près de sa vérité.

    Maison de la Francité
    Rue Joseph II, 18
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  • Un modèle pour Matisse : Histoire de la chapelle du Rosaire à Vence
    Un film de Barbara F. Freed (2003 - 67’)

    Sur les hauteurs de Vence, entre mer et montagne, un petit toit de tuiles blanches et bleues surmonté d’une croix en fer forgé ornée de croissants de lune et de flammes dorés, attire l’attention. Tiens, une chapelle se dit-on. Simple, modeste, elle se remarque à peine. Elle est pourtant, d’après ce que Matisse en a dit lui-même, le "chef-d’œuvre de son existence", le "résumé de toute sa vie active". Edifiée en 1951, Matisse y consacra quatre années de travail exclusif et assidu. Il ne fut heureusement pas seul dans cette aventure qui tourna en véritable bataille. Son ancienne infirmière et modèle, Monique Bourgeois, devenue sœur Jacques-Marie, fut à l’origine du projet de la chapelle du Rosaire et lui prêta main forte. Barbara Freed retrace l’histoire de ce lieu, et part à la rencontre de celle qui lui permit de voir le jour. La relation relativement peu connue entre Matisse et cette jeune femme fut à tout point romanesque. À partir des souvenirs de sœur Jacques-Marie, maintenant âgée de 83 ans, de ses notes personnelles et des lettres de Matisse, des archives inédites, ainsi que des photographies de la collection de Matisse, le film retrace les années de travail et les nombreuses difficultés qu’ils durent traverser main dans la main pour que leur projet aboutisse. La vivacité et l’humour de sœur Jacques-Marie rendent le film véritablement passionnant.

    Maison de la Francité
    Rue Joseph II, 18
    1000 Bruxelles