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FENETRE SUR ECRAN D’ART- 18H
VENDREDI 14 NOVEMBRE

Freddy Tsimba : Mavambu !
Un film de Rosine Mbakam et Mirko Popovitch
En présence des réalisateurs

Sony Labou Tansi écrivait : « En Afrique, l’art commence partout et l’on ne sait jamais où il se termine ». Tsimba en est un exemple parfait, qui a construit son œuvre en découvrant l’art de forger dans la rue, en y glanant sa matière, mais surtout en donnant corps, à travers des restes de guerre, aux figures désormais fantomatiques que ces armes ont décimées. « C’est la rue qui m’a donné les clés de cette œuvre, je n’ai fait que ramasser ce qui s’y trouvait ». Simple et modeste comme l’artiste qu’il s’emploie à filmer, Mavambu ! réussit à saisir la portée visionnaire et poétique du regard de Tsimba.

Maison de la Francité
18, Rue Joseph II
1000 Bruxelles

Sur l’agenda 22 septembre 2017


  • Oublis, regrets et repentirs
    Un film de Boris Lehman (2016 - 40’)

    C’est un film sauvé des eaux, comme Moïse, qui raconte une journée dans la vie de Boris Lehman (mais comme il le dit lui-même, tous les jours sont différents, même quand ils se ressemblent).Cette journée (cinématographique, elle va de soi) verra le réalisateur déambuler de café en librairie, de cinéma en musée, d’écrivain en musicien, dans les dépôts de la cinémathèque. Il fêtera son anniversaire dans son impasse, en présence d’une amie, et terminera son périple par une escapade à Bruges et une balade à la mer du nord.

    Maison de la Francité
    Rue Joseph II, 18
    1000 Bruxelles


  • Dans le cadre du weekend du doc et de "Kitabu Marathon, la nuit des mots"

    Tango ya ba Wendo
    Un film de Mirko Popovitch et Kwami Mambu Zinga (1993 - 52’)

    « Tango ya ba Wendo », en lingala « le temps de Wendo », c’est le nom donné aux années 40-50 à Kinshasa, quand triomphe le pionnier de la rumba zaïroise, Antoine Kolosoyi dit Wendo. Riche de ses souvenirs, il évoque sa propre légende : fils de chanteuse traditionnelle, guitariste autodidacte, mécanicien sur les bateaux du fleuve, idole des 78 tours Ngoma... Un portrait musical dense dans le Kinshasa des années 90.

    Maison de la Francité
    Rue Joseph II, 18
    1000 Bruxelles


  • Les Muses sataniques
    Un film de Thierry Zéno (1983 - 60’)

    Félicien Rops est un grand dessinateur, un grand graveur, mais aussi un épistolier magnifique. Il écrit, il écrit beaucoup, il écrit très bien. L’idée-force de ce film est de mettre en rapport l’image et la phrase, les deux sont corrosives, sincères, contestataires. Il ne s’agit pas d’une biographie, mais de l’accompagnement d’un homme qui a été riche et peu heureux, entouré de femmes et de l’interdiction de la femme, écrasé par sa province, mais aussi ami de Zola, Baudelaire, De Coster, en prise avec un catholicisme où le Christ et le diable, volontiers remplacés par la femme ou la truie, se bousculent dans une révolte datée, mais superbe. Le parallélisme entre le vu et l’entendu est parfait, la voix du lecteur et les mouvements de caméra sont justes, mais l’énoncé systématique du titre des œuvres coupe peut-être l’émotion portée par la violence des dessins, la rage des textes, éléments que Thierry Zéno propose en retrait de ce qu’il aurait pu en faire, sans prendre le risque d’un "cinéma" lui aussi transgressif.

    Maison de la Francité
    Rue Joseph II, 18
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  • La Festa Di Sant’isidoro & I Disastri Della Guerra
    Deux films de Luciano Emmer (1950 - 16’)

    Les Désastres de la guerre" (en espagnol : "Los Désastres de la Guerra") est une série de 82 gravures réalisées entre 1810 et 1815 par le peintre et graveur espagnol Francisco de Goya (1746–1828). Il raconte le martyre du peuple espagnol lors de l’invasion napoléonienne. La fête de Sant’Isidoro évoque le climat en Espagne, au XVIIIe siècle.

    Goya ou la lucidité
    Un film de de Jean-Paul Fargier (2001- 26’)

    Un film plus proche du didactisme que de l’expérimental. Si la structure et la facture sont très classiques avec un suivi biographique précis et un parcours/catalogue souvent en plan fixe de ses tableaux majeurs, ce balayage très « histoire de l’art » est ranimé par une interrogation majeure : Pourquoi et quand Goya, peintre de la chambre du roi, portraitiste de la cour et de la noblesse, faiseur de cartons de tapisserie pleins de couleur et de fraicheur, de bonheur et de vie privilégiée est devenu ce témoin féroce des « désastres de la guerre », des injustices de la société, des horreurs de l’Inquisition, bref cet artiste sombre et violent, témoin implacable des atrocités de son temps et initiateur de la peinture moderne ?

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  • Les carrières de Roby Comblain
    Un film de Violaine De Villers ( 2014 - 53’)

    Long plan fixe sur un paysage sec et lunaire. Pas un souffle de vent ne vient déranger une immobilité quasi surnaturelle… plan sur une toile, un paysage peint ? Le temps s’étire jusqu’à ce grand boum qui vient déstabiliser cette nature qui, jusque-là, semblait morte. La roche cède, dégringole. C’était donc une carrière sous le plein soleil. Ainsi s’ouvre le documentaire de Violaine de Villers, cinéaste et amie des artistes, partie ici sur les traces du plasticien Roby Comblain, poète, chercheur de pierres, magicien-graveur, chiffonneur professionnel un tantinet surréaliste.

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  • Le Pavillon des Douze
    Un film de Claude François (2017 - 50’)

    Un lieu intime (et imaginaire) où sont rassemblées douze œuvres picturales issues de différents musées de la Fédération Wallonie-Bruxelles. L’objectif n’est pas de faire une histoire de l’art belge, mais plutôt de présenter ces œuvres, qui mélangent époques et styles, sous un angle personnel et original. Claude François n’agit pas seul : il s’est entouré d’une série de poètes belges francophones qui commentent chacune des œuvres. Caléidoscope de voix et d’images, dans lequel s’immisce subrepticement le spectateur...

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  • Les Mains libres
    Un film de Jérôme Laffont (2017 - 77’)

    L’œuvre du graveur, peintre et illustrateur belge Frans Masereel est à redécouvrir en ces temps troublés qui sont les nôtres. Frans Buyens nous l’avait fait connaitre avec ses entretiens filmés en 1969, d’une grande connivence avec l’artiste et l’homme, ses valeurs qui illustraient, à travers ses convictions pacifistes, un désir de paix universelle, une conception de l’art à la portée de chacun. Jérôme Laffont prend aujourd’hui le relai à travers son beau film Les mains libres. Il a pris le parti de n’utiliser que les gravures de l’artiste pour en tracer le portrait. C’est une leçon de gravure et de cinéma, inventive, au plus près des gestes du créateur.

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