Ghery, Frank : Ghery’s Vertigo - Living Architectures

Couleur, 47’, 2013
Réalisation : Ila Bêka, Louise Lemoine
Scénario  : Ila Bêka, Louise Lemoine
Montage : Ila Bêka, Louise Lemoine
Image : Ila Bêka
Son : Ila Bêka
Production : Bêka & Partners

Cet épisode de la série "Living Architectures" escalade les toits du Musée Guggenheim de Bilbao. Après avoir suivi la femme de ménage dans l’extraordinaire maison Lemoine, les cinéastes Ila Beka et Louise Lemoine partent ici à la rencontre des laveurs de vitres de l’emblématique musée construit par Frank Gehry. Une autre façon, plutôt inédite, de faire connaissance avec un bâtiment ! D’un réalisme surprenant, le film nous fait glisser, avec sueur et émotion, dans la peau de ces escaladeurs en charge de l’entretien qui, pendus à 30 mètres de hauteur, livrent une lutte acharnée contre quelques grains de poussière. A travers le portrait de ces athlètes de haute voltige, de leurs ascensions, de leur techniques et de leur difficultés, le film aborde ainsi, indirectement, la complexité et la virtuosité de cette architecture. Suspense et vertige !

Frank Ghery (1929)
Frank Gehry est un architecte américain né à Toronto. Il étudie l’architecture à l’University of Southern California. Il effectue un bref passage à Harvard en 1956-57, puis entame un grand voyage d’études, notamment à Paris chez André Remondet. Au cours de ces expériences, va se former son imaginaire si contrasté, marqué de l’influence d’artistes, plasticiens et littérateurs, faisant ainsi de lui un architecte hors normes. Il crée son agence en 1962 : Frank O. Gehry and Associates, à Santa Monica. Dès lors, ses réalisations architecturales souvent très oniriques pourront voir le jour de manière pleine et entière. "J’étais un libéral engagé et j’aimais l’art. Ces deux états ont fait de moi un architecte." dit-il

Ila Bêka et Louise Lemoine
Artistes, vidéastes, producteurs et éditeurs, Ila Bêka et Louise Lemoine travaillent ensemble depuis plus de dix ans. Leur recherche se concentre principalement sur l’expérimentation de nouvelles formes narratives et cinématographiques en relation avec l’architecture contemporaine et le monde urbain. Au travers d’un regard singulier et hautement subjectif, pétrit d’humour et d’humanité, leurs films redonnent corps et vie à l’image statique de certaines icônes de l’architecture contemporaine en pointant leur attention sur les notions d’usage. Loin de la virtuosité stérile des belles images, ces films nous ouvrent les portes d’un monde fourmillant d’histoires personnelles qui révèlent à quel point l’architecture, et plus généralement les espaces dans lesquels nous vivons, recouvrent des questions sociales, culturelles et politiques qui nous concernent tous.