Rien ne s’efface - Naomi Kawase

Réalisation : Laetitia Mikles
Image : Laetitia Mikles
Son : Victor Pereira
Montage : Marie-Pierre Frappier
Production : CinéCinéma, Zeugma Films
Participation : Angoa-Agicoa, CNC, Procirep

En 2000, la cinéaste Laetitia Mikles enregistre une longue conversation avec la cinéaste japonaise Naomi Kawase. L’enregistrement s’avère inutilisable. Huit ans plus tard, elle embraque pour le Japon avec trois présents dans son sac : une caméra Super-8, un ex-voto en bois pour prier les dieux et une photo prise huit ans auparavant. Cette deuxième rencontre aura lieu chez elle, dans sa ville de naissance, Nara.
Au fil du film, le témoignage autobiographique (un père inconnu, une mère absente, une grand-mère essentielle) révèle bien vite un geste cinématographique où la caméra est une sorte de prolongement du corps de la cinéaste et de ses sensations. La matière du Super 8, ses tremblements, la désynchronisation de l’image et du son et les effets de distanciation de la cinéaste par rapport à elle-même, nous font partager une expérience sensorielle singulière. Ce film, écrit à la première personne, tisse ce dialogue à de nombreux extraits, des premiers essais autobiographiques aux longs-métrages de fiction de la cinéaste. Matière sensible.