Tapernoux, Caroline : Dans l’atelier - Caroline Tapernoux

Couleur, 5’10, 2017
Conception et réalisation : Gilles Thomat

La série "Dans l’atelier" plonge, comme son nom l’indique, dans l’atelier de différents artistes. Les films, d’une durée de plus ou moins 5 minutes, sans parole, ont pour but de nous plonger dans les gestes de ceux qui créent, depuis son premier geste jusqu’à l’achèvement de sa réalisation. Sa camera observe les gestes, la personne, elle œuvre à ouvrir les portes d’un espace clos. Intime, la prise d’images et de sons nous plongent dans la solitude de la création pour restituer le travail dans un moment de création actif. Le dispositif filmique dépouillé exclut toutes paroles au profit des ambiances. Comme pour mieux se concentrer sur l’œuvre prenant corps sous nos yeux en révélant peu à peu les secrets de fabrication, les méthodes et les savoirs- faire de l’artiste. Les films s’ouvrent sur les artistes déjà au travail et s’achèvent sur les titres des œuvres avec un bref générique de fin. ​

Caroline Tapernoux
C’est à travers un travail à caractère expérimental qui trouve ses fondements dans les paramètres bien particuliers qu’offre la sculpture, que Caroline Tapernoux choisit de mettre en avant une plastique entièrement consacrée à la transparence. Une transparence considérée comme un mode d’accès direct à une réalité qui peut passer inaperçue soit qu’elle soit estimée trop anodine ou trop banale, soit qu’elle échappe à nos sens. Le miroir, le verre, le film polyester sont autant de matériaux qui, une fois mis en forme et en situation, ne représentent plus simplement l’apport d’un monde industriel froid, aseptisé mais bien des réceptacles ouverts sur les merveilles du monde de la physique, capables de provoquer l’émotion du spectateur à travers d’étranges évocations libérées par l’attente.
Comme pour les mobiles de Calder, le spectateur n’est plus tenu de tourner autour de la sculpture, il peut s’offrir le luxe d’un seul point de vue lorsque celle-ci est animée par un mouvement de rotation sous l’impulsion (en général) de déplacements d’air parfois provoqués par le spectateur lui-même. De ces œuvres, se dégagent plusieurs notions : celles de mouvement, de légèreté, de silence mais aussi de danger en particulier pour le miroir et le verre. ​

Gilles Thomat
Dès 20 ans, Gilles Thomat découvre la cinémathèque de Chaillot à Paris, où, il n’aura de cesse de se baigner dans les salles obscures pour mieux vivre, connaître et comprendre les secrets des mouvements/durées réalisés par ces manipulateurs de la pellicule qu’il dévore. .Ainsi, il multiplie les rencontres et les expériences, avec les enseignants, les artisans, les artistes : peintre sculpteurs dessinateurs designer, chorégraphes… Après une spécialisation en montage, il exerce son métier auprès de productions de documentaires indépendantes à Barcelone. Aujourd’hui, vidéaste indépendant, il réalise des films documentaires et institutionnels. Il a travaillé à Paris, Barcelone, Montréal, Toulouse pour diverses maisons de production, dans la partie technique (opérateur TV, technicien de maintenance, étalonneur numérique, projectionniste, monteur, réalisateur). L’art occupe une place très importante dans son activité, il participe à des performances au sein de divers collectifs et utilise son savoir-faire afin de restituer la fougue de la création artistique.