Vandenberg, Philippe : L’âme est vagabonde

Couleur, 9’, 2015
Réalisation : Guillaume Vandenberghe, Raphaël Kolacz
Musique : Thomas Smetryns
Montage : Effi Weiss
Production : Les frères Zarakoff

Le 29 juin 2009, le peintre Philippe Vandenberg se suicidait dans son atelier de Molenbeek. Il avait 57 ans et une très longue carrière derrière lui, en dents de scie. Il laissait une œuvre foisonnante et énorme, et trois enfants : Hélène, 33 ans aujourd’hui, Guillaume, 32, et Mo, 28 ans. Il avait laissé un message : "A mes enfants que j’aimais tant, je n’en peux plus de la solitude."
Son fils Guillaume, cinéaste, revient dans l’atelier, espace de travail devenu scène de drame et filme les traces laissées par le peintre, par l’homme, par le père. Errant d’objets en objets, comme un fantôme, il nous fait pénétrer dans cet univers sombre et provocant, dans les dernières heures d’un homme face à ses douleurs et ses couleurs.

Philippe Vandenberg (1952-2009)
Jeune, il découvre dans sa ville natale les œuvres de Bosch et Van de Woestijne. Ses premières peintures montrent une grande technique avec des portraits proches de Lucian Freud. Puis, il est marqué par Goya. Dans les années 80, il connait une belle notoriété avec ses grands tableaux expressionnistes et presque matiéristes. Au début des années 90, sa cote retombeet il en est fort affecté. Il ne cesse d’expérimenter : le noir, le monochrome, peindre avec son sang, faire entrer dans la toile des figures, aller et venir de l’abstraction à la figuration, y inclure de plus en plus souvent des textes sous formes d’aphorismes. Dans les années 2000, il retrouve une belle reconnaissance avec, entre autres, sa rétrospective au Muhka, une expo au musée Rimbaud, une autre à Gand en confrontation avec les maîtres anciens, une présence à l’Armory show de New York, etc, jusquà redecndre à nouveau.