Vandenberg, Philippe : La lettre au Nègre

Couleur, 9’, 2010
Réalisation : Guillaume Vandenberghe, Raphaël Kolacz
Voix : François Beukelaers
Musique : Thomas Smetryns
Piano : Daan Vande Walle
Son : Alexandre Davidson
Production : Les frères Zarakoff

Premier volet d’une trilogie d’un fils à son père, "La lettre au nègre" est une lettre ouverte, un récit écrit par le peintre belge Philippe Vandenberg lors d’un voyage à Paris, en mai 2003. Année de remise en question, de formulation de doutes, les questions posées sur le métier vont au-delà de la pratique picturale.
Il y a la justesse des notes du piano, l’accent de vérité de cette voix si bouleversante, et ces mots... « J’ai été peintre comme j’ai été gosse... longtemps. Faute d’un langage maternel, je suis entré en peinture pour formuler les questions, les demandes (...)
Suis-je encore innocent ? Sommes-nous encore innocent ? » Sur ces mots qui frappent au cœur, la caméra fait des allers retours entre l’atelier, le monde et le visage du peintre.

Philippe Vandenberg (1952-2009)
Philippe Vandenberg, jeune, découvre dans sa ville natale les œuvres de Bosch et Van de Woestijne. Ses premières peintures montrent une grande technique avec des portraits proches de Lucian Freud. Puis, il est marqué par Goya. Dans les années 80, il connait une belle notoriété avec ses grands tableaux expressionnistes et presque matiéristes. Au début des années 90, sa cote retombe et il en est fort affecté. Il ne cesse d’expérimenter : le noir, le monochrome, peindre avec son sang, faire entrer dans la toile des figures, aller et venir de l’abstraction à la figuration, y inclure de plus en plus souvent des textes sous formes d’aphorismes. Dans les années 2000, il retrouve une belle reconnaissance avec, entre autres, sa rétrospective au Muhka, une expo au musée Rimbaud, une autre à Gand en confrontation avec les maîtres anciens, une présence à l’Armory show de New York, etc, jusqu’à redescendre à nouveau.