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Sur l’agenda 26 octobre 2017

  • Les 18 et 19 novembre, CINEMATEK accueille la compétition du Brussels Art Film Festival (BAFF) et présente en écho et dans le cadre des 50 ans d’aide à la création cinématographique en Fédération Wallonie-Bruxelles, un programme qui fait le pari de raconter l’histoire du film sur l’art en 12 films sur 50 ans !

    L’histoire du documentaire sur l’art en Belgique est d’autant plus passionnante à raconter qu’elle est riche et foisonnante ! Car savez-vous que les historiens du cinéma s’accordent pour dire que la Belgique tient, dans ce genre spécifique, une place prépondérante ? Et savez-vous que ce pays, pourtant de taille modeste, produit en moyenne 70 documentaires sur l’art chaque année ? Aussi, très arbitrairement, l’équipe du Brussels Art Film Festival a choisi 12 films francophones, parfois connus, parfois méconnus, consacrés à des artistes parfois connus, parfois méconnus. Car il ne faudrait pas croire qu’il suffit de filmer un artiste célèbre pour que la magie opère... Et il ne faudrait pas croire non plus, qu’il est nécessaire d’être un spécialiste pour voir un documentaire sur l’art !


    09.09 20:15 @CINEMATEK : Salle Plateau
    13.09 18:00 @CINEMATEK : Salle Plateau

    "Et là se dessine une écriture"

    Dotremont-les-logogrammes
    Un film de Luc de Heusch (1972 - 14’)

    Luc de Heusch nous révèle l’écriture entre calligrammes, calligraphie, peinture et poésie de Dotremont. Enfermé dans une pension, confiné, seul et fiévreux l’artiste réinvente le langage à force de pinceaux dansants. La caméra dira tout au long du film la naissance de ses poèmes visuels, jusqu’à l’autodafé qui attend ceux qui ne sont pas parfaits.

    Autour de Pinget
    Un film de Ursula Meier (2001 - 58’)

    Une écriture saisissante captée avec une justesse rare par la cinéaste Ursula Meier. Homme solitaire, romancier hanté par le secret, Robert Pinget semble à l’image de ses personnages, insaisissable à la définition. Un film en forme d’enquête surréaliste.

    12.09 18:00 @CINEMATEK : Salle Plateau
    17.09 20:00 @CINEMATEK : Salle Plateau

    "L’art de la fugue et de la digression"

    Yeah I’m still searchin’
    Un film de Meryll Hardt (2011 - 35’)

    Meryll Hardt revient sur la vie d’un artiste atypique, Bas Jan Ader, mystérieusement disparu au milieu de l’océan Atlantique en 1975. Ce film-essai permet d’approcher l’œuvre méconnue en tissant des images d’archives.

    Archipels nitrate
    Un film de Claudio Pazienza (2009 - 62’)

    Claudio Pazienza manipule les archives pour nous raconter son histoire de la Cinémathèque royale de Belgique et nous relier à cette aventure énorme et passionnante qu’est le cinéma. Films reçus, déposés, hérités, achetés, échangés, oubliés, restaurés, montrés quotidiennement.


    15.09 18:00 @CINEMATEK : Salle Plateau
    04.10 18:00 @CINEMATEK : Salle Plateau
    12.10 20:00 @CINEMATEK : Salle Plateau

    "Et pour cela, préfère l’impair"

    Anton Webern
    Un film de Thierry Knauff (1991 - 26’)

    Anton Webern est un des musiciens viennois qui a marqué la musique contemporaine. Le film est et n’est pas une biographie. Toutes les images se raccrochent à une vérité mais elles recomposent et transcendent tous ces éléments, dans un montage puzzle qui donne de l’homme et de l’œuvre une vision poétique et lumineuse.

    Un jour, Pina a demandé
    Un film de Chantal Akerman (1983 - 59’)

    Chantal Akerman s’intéresse à la chorégraphe Pina Bausch. Il en résulte une rencontre passionnante, entre deux femmes artistes, deux personnalités fortes de l’avant-garde. Un opéra-ballet qui dit la violence de l’amour, la cruauté du jeu social, la sensualité froide et la difficulté de communiquer.


    24.09 21:00 @CINEMATEK : Salle Ledoux
    19.11 21:00 @CINEMATEK : Salle Ledoux
    "Liberté, liberté, j’écris..."

    Belle de nuit - Grisélidis Réal Autoportraits
    Un film de Marie-Eve de Grave (2016 - 74’)

    Grand Prix 2017 au FIFA de Montréal

    Écrivaine, taularde, prostituée, mère de famille, anarchiste, féministe, Grisélidis Réal fut tout cela à la fois et ne se laissa jamais enfermer dans aucune définition. Marie-Eve de Grave s’empare d’elle à bras le corps, et nous entraîne dans l’univers d’une écrivaine hors de toutes normes.


    28.09 19:00 @CINEMATEK : Salle Ledoux
    Cocktail organisé en hommage à Jean Antoine, disparu en 2016

    "Les grandes heures de la télévision"

    Magritte ou la leçon de choses
    Un film de Luc de Heusch (1960 - 14’)

    Une illustration magistrale de la production de la télévision publique : une commande à Luc de Heusch d’un documentaire sur Magritte, juste avant que la gloire internationale ne le saisisse, et un texte de Breton "La leçon des choses", dix lignes merveilleuses qui disent à quel point les objets doivent être pris au sérieux.

    Hugo Claus
    Un film de Jean Antoine (1967 - 54’)

    Avec la collaboration de la Sonuma
    En présence d’Eric Loze et Mali Antoine-Funakoshi

    Un document exceptionnel sur l’écrivain, peintre, dramaturge et cinéaste flamand Hugo Claus et sa femme Elly. Injustement oublié, Jean Antoine a réalisé plus de 200 films de télévision sur les artistes du monde entier. Un regard juste et impertinant sur l’homme et l’artiste.


    05.10 18:00 @CINEMATEK : Salle Plateau
    13.10 20:00 @CINEMATEK : Salle Plateau

    "Art total"

    Before We Go
    Un film de Jorge León (2014 - 82’)

    Jorge León a réuni trois malades incurables et trois artistes, afin de créer pour la caméra une œuvre artistique au sein de laquelle danse, musique, chant s’harmonisent. Au cœur du bâtiment du théâtre de la Monnaie, ces différentes rencontres construisent peu à peu une chorégraphie de la vie et de la beauté, tentative sublime pour repousser un peu la Mort. Un film inclassable et multi-récompensé.


    15.10 18:30 @CINEMATEK : Salle Ledoux
    "Ceci n’est pas un portrait de peintre"

    Portrait du peintre dans son atelier
    Un film de Boris Lehman (1985 - 39’)

    Mandelbaum est le peintre, Boris Lehman le cinéaste. Ces données posées, tout se complique : on se demande qui fait le portrait de qui. Mais cette interrogation perverse et subtile pose une des problématiques des films sur l’art quand ils ne se cantonnent pas à la simple transmission d’information mais qu’ils s’ouvrent sur le mimétisme ou l’autoportrait déguisé.

    La Sainteté Stéphane (1961-1986)
    Un film de Gérard Preszow (1993 - 45’)

    Un film hommage postmortem pour un peintre fulgurant, disparu à l’âge absurde de 25 ans fait par Gérard Preszow, cinéaste et ami. Chant funèbre, lettre ouverte à un assassiné. Ce film aurait pu être dans une proximité qui ne rendait pas la juste distance. Or le portrait qui est fait de Stéphane Mandelbaum signale une bouleversante intensité de vie.


    En partenariat avec CINEMATEK, 50cinquante, l’Iselp et le Centre du Film sur l’Art

    CINEMATEK
    9 rue Baron Horta
    1000 Bruxelles


  • La 39ème saison des Midis du Cinéma propose une année de films sur l’art passionnants à découvrir un jeudi sur deux, au Musée d’Art Ancien à 11h30, 12h30, 13h30 et 14h30 !

    Magritte, la trahison des images
    Un film de Sylvain Bergère (2016 - 52’)

    Ce documentaire plonge dans l’œuvre de l’un des peintres les plus populaires du XXe siècle. Il donne les clés pour comprendre comment, à partir de symboles parfois très simples, l’artiste belge a construit un langage pictural qui va bien au-delà de la seule étiquette "surréaliste" qui lui est souvent apposée.

    "On se demande souvent ce que cache ma peinture. Rien ! Je peins des images visibles qui évoquent quelque chose d’incompréhensible. Je ne suis pas un symboliste… Mais bien sûr, je ne puis empêcher les gens d’interpréter mes toiles. S’ils préfèrent essayer de traverser les murs plutôt que de passer par la porte, que voulez-vous que j’y fasse ?"
    Ce film s’attachera à la pensée d’un homme qui, parmi d’autres choses s’adonnait à la peinture.
    L’aventure surréaliste de Magritte commence en 1923, lorsqu’il découvre, dans une revue, une reproduction du Chant d’amour de Giorgio de Chirico.
    Pour la première fois, il a le sentiment d’être confronté à une image qui, comme un électroencéphalogramme, est directement branché sur la vie de l’esprit.
    Il dit de ce tableau : "Mes yeux ont vu la pensée pour la première fois."
    Jusque-là, Magritte avait cru que la plus haute ambition de la peinture était de transposer une pensée en image. Chirico lui fait prendre conscience qu’il est possible de "penser en images", de composer, avec des images, l’équivalent même d’une phrase ou d’un texte. Jusqu’à sa dernière œuvre, Magritte sera fidèle à ce choc fondateur : "J’ai compris que j’avais enfin trouvé ce qu’il fallait peindre et je m’y suis tenu. Ma peinture n’a plus changé d’orientation. Mes tableaux sont des pensées visibles. Ces pensées sont formées exclusivement par les figures que le monde m’offre. Ces figures sont réunies dans un ordre qui évoque le mystère."

    Pour accompagner l’exposition "Magritte alive" qui a lieu dans notre musée du 13 octobre 2017 au 18 février 2018 et à l’occasion de la grande rétrospective « René Magritte – La trahison des images », qui se tiendra au Centre Pompidou du 21 septembre 2016 au 23 janvier 2017

    Musée d’Art Ancien
    Rue de la Régence 3
    1000 Bruxelles